Histoire de la commune

Saint-Denis-Lès-Martel ou Saint-Denis-Près-Martel ?

La gare de Saint-Denis-lès-Martel fut mise en service le 10 novembre 1862par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) lorsqu’elle ouvre à l’exploitation la section de Brive à Capdenac. Avant cette date le village s’appelait Saint-Denis tout simplement.

Vu le nombre de Saint-Denis en France il a fallu rajouter un complément pour le différencier : “près-Martel” fut ainsi choisi dans un premier temps. Puis en 1890 les autorités (certainement pour respecter la toponymie usuelle pour les noms des villes et villages) décidèrent de changer “près-Martel” par “Lès-Martel”(ce qui veut dire exactement la même chose ; étymologiquement “lès” vient du bas latin “à côté de”).

Alors pour quelle raison la société de chemin de fer fait-elle encore de nos jours, à l’ère de l’informatique, de la résistance pour ne pas prendre en compte ce changement ? Mystère : tapez sur internet pour la commande d’un billet de train “Saint-Denis-lès-Martel” et vous n’aurez pas de réponse. Étrange non depuis 1890! Et pourquoi pas, comme le suggérait un de nos anciens maires, pour couper court à toute discorde devenir: Saint-Denis-sur-Dordogne !

Historique de la gare de Saint-Denis-Lès-Martel de 1862 à nos jours.

La gare de Saint-Denis-près-Martel fut mise en service le 10 novembre 1862 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) pour une section de Brive à Capdenac.

Le 16 juin 1889 l’ouverture de la ligne vers Souillac et Cazoulès permettant d’arriver jusqu’à Bordeaux lui confère l’importance d’une gare de bifurcation, renforcée par l’ouverture de la ligne vers Aurillac le 11 mai 1891 avec un trafic voyageur important. C’est ainsi que l’on apprend par la Compagnie du PO que la recette de la gare s’élève pour l’année 18896 à 105 822 francs, mais moins bien que Les quatre Routes (134 194 francs) ou Vayrac (133 668 francs).

Arrêt important pour les locomotives qui faisaient le plein de charbon et d’eau avant d’attaquer la redoutable rampe de Montvalent la gare renforce son importance au début des années 1900 par la construction d’un dépôt auquel 5 locomotives sont rattachées Des ateliersvoient le jour ainsi qu’un pont tournant (l’ensemble appelé la Rotonde) dynamisant la vie du village qui va compter jusqu’à 895 habitants avec ses commerces dans le bourg ainsi que le quartier dit ‘de la gare’ avec ses 3 hôtels, 2 cafés et 2 épiceries. S’ajoutait à cela l’activité de la gare de marchandise départ d’expédition de viande porcine par camions frigo adaptés en direction des halles de Paris. Vint ensuite vers le milieu des années 1900 la suppression du dépôt de machines à vapeur, des ateliers et enfin l’abandon du dépôt frigorifique. Cettesuppression et cet abandon eurent une profonde incidence sur le déclin du village. Le nombre d’habitants diminue (512 en 1962) et les commerces ferment les uns après les autres.

En 1980 la compagnie, devenue entre-temps Société Nationale des Chemins de FerFrançais, décide de fermer la ligne St-Denis vers Souillac et c’est avec nostalgie que l’on voit ‘Le Truffadou’ (surnommé ainsi car il assurait le transport des truffes) faire son dernier voyage le 1er juin. Pour mémoire Martel produisait 200 tonnes de truffes dans les années 1900.

De nos jours si la gare de St-Denis reste encore une gare de bifurcation, elle est devenue essentiellement une gare de voyageurs avec pour destination Brive-Capdenac ainsi que Brive-Aurillac et retour. A noter (pour combien de temps encore ?) la circulation d’un train couchette de nuit direct Paris-Capdenac dans les deux sens.

La commune en images

Le Carte des randonnées

Carte des randonnées

Les associations

Association des Aînés de St Denis lès Martel et des environs
DELPY Christian
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
06.88.25.00.22
christian.delpy46@orange.fr

L'Essor Dionysien
CHABBERT Mathieu
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.54.28
magali.chabbert@sfr.fr

Les Amis d'Uxellodunum
MIALET Roger
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.56.41
roger.mialet@wanadoo.fr

La Rallie de Saint Denis
PAQUET Raymond
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.48.66
metr.paquet@aliceadsl.fr

Collectif de Pontou
POUJOL Jean-Jacques
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.47.73
jean.jacques.poujol@wanadoo.fr

Dyonis Danse
ROUGIÉ Jean-Jacques
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.50.03
leschantsdailes@gmail.com

St Denis au Fil du Temps
LASCAUX Patrick
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.44.13
dokakik@orange.fr

Bien vivre à Scourtils
LANGLADE Francis
Place de la Mairie
46600 Saint-Denis-Lès-Martel
05.65.32.45.46
francislanglade@noos.fr

Uxellodunum

Quand on ouvre le dictionnaire encyclopédique Quillet, édition de 1965, sur la page de notre village, on peut lire: “Saint-Denis-lès-Martel : Lot, canton de Martel, 512 habitants, chemin de fer du Sud-Ouest, gare importante, environs pittoresques. Le Puy d’Issolud qui domine le village serait l’emplacement d’Uxellodunum, dernier rempart de l’indépendance gauloise après la chute d’Alésia”.

Que s’est-il donc passé de si important pour que cette mention apparaisse dans tous les documents relatifs à Saint-Denis ?

La période de la guerre des Gaules est relativement bien connue car relatée dans les écrits d’AulusHirtius, compagnon et secrétaire de Jules César.Dans le huitième livre sur ‘ Les commentaires de la guerre des Gaules’ un passage est spécialement dédié à la bataille d’Uxellodunum. Cette bataille qui s’est déroulée durant l’été de l’an 51 avant J.C. a donné lieu à beaucoup de supputations quant à l’endroit exact où elle s’est déroulée. Généralement admis comme étant située à l’endroit dit ‘Fontaine de Loulié’ sur notre commune, grâce aux dernières fouilles de Jean Pierre Girault, le 21 avril 2001 le site fut officiellement reconnu par le ministère de la Culture comme étant le lieu du siège et de la captation de la source par les romains. Après les batailles de Gergovie et d’Alésia en 52 avant J.C. Jules César fut appelé par Caninius qui, harcelé par de nombreuses tribus gauloises, n’arrivait pas à venir à bout de ces rébellions en particulierde celle dirigée par Lucterius et Drappèsretirés sur Uxellodunum. Après avoir étudié la situation Jules César décida par ruse de faire creuser par ses légionnaires des galeries souterraines pour détourner et de ce fait tarir la source qui alimentait l’oppidum. Privé d’eau et se sentant abandonnés par leurs dieux, les gaulois se rendirent. Hirtius rapporte que César fit couper les mains de tous ceux qui avaient porté les armes contre Rome. Cette victoire ultime marqua le début de l’occupation romaine de toute la Gaule. Les trois camps romains situés sur des hauteurs en face d’Uxellodunum, tel que décrit par Hirtius ont pu être localisé à Malbouyssou, Pariche-La Poujade et Puy de Mont côté Vayrac.

Sur le site il a été trouvé environ 1300 pointes de flèches ou traits de catapultes et les galeries mentionnées dans les écrits. Ils servent actuellement de référence pour l’étude de l’armement romain et gaulois.

Ce petit résumé n’a rien d’exhaustif. Pour une documentation plus approfondie, on peut se référer aux publications de Jean Pierre Girault qui a traité aussi bien la période préhistorique que la guerre des Gaules d’une manière complète et remarquable: www.uxellodunum.com/fr/publications/ Que devinrent les deux chefs gaulois Lucterius et Drappès après la défaite? - Lucterius chercha refuge chez le chef arverne Epasnactos qui, rallié à Rome, le livra à César. - Drappès se laissa mourir de faim pour éviter le déshonneur d’être exhibé à Rome. Voir également la publication de Mathieu MARTY concernant Lucterius sur le site “Hommes et Femmes en Quercy”.